La peur crée un stress qui appelle à des mécanismes d’adaptation

La peur, le stress et la contrainte.

Il est urgent de sortir du paradigme de la peur que les gouvernants veulent ancrer dans nos têtes, car nos enfants nous regardent. Si vous ignorez le fonctionnement de votre cerveau, ces personnes en face le connaissent très bien et s’en servent, à votre insu et contre vous. Rétablissons l’équilibre.

De la question de la peur et du stress.

Il remonte de nombreuses études que la peur n’est pas notre ennemie, le stress non plus, bien au contraire.

Ces deux mécanismes sont les piliers de la survie de notre espèce et nous ont permis, grâce à des schémas comportementaux-réponse, de nous adapter aux éléments de notre environnement pouvant constituer un danger potentiel. Comme une sorte de garde fou afin de préserver notre intégrité.

La peur se définit comme étant un « état affectif plus ou moins durable pouvant débuter par un choc émotif fait d’appréhension (pouvant aller jusqu’à l’angoisse) et de troubles, qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire».

Le stress lui comme « une agression de l’organisme par un agent physique, psychique ou émotionnel entrainant un déséquilibre qui doit être compensé par un travail d’adaptation».

Le point commun qui relie la peur et le stress dans leur participation salvatrice à notre fonctionnement social est le processus d’adaptation. Retenez ce point, il est d’une importance capitale. Essayons de comprendre les mécanismes constitutifs de la peur et du stress. Que se passe t-il dans notre corps lorsqu’il est soumis à ces deux émotions ?

Des mécanismes physiologiques de la peur et du stress.

Il existe de nombreuses publications décortiquant la peur et le stress de manière indépendante. L’une des références les plus intéressantes par son accessibilité est celle de la revue de l’université de Lausanne qui déroule les différentes étapes qui construisent la peur.

Tout d’abord, la peur déclenche une réaction chimique au niveau des amygdales qui va entrainer plusieurs réponses àl’intérieur du corps, à la survenue d’un événement, d’un objet pouvant représenter un danger potentiel. Ron Stoop, Professeur associé à la Faculté de biologie et de médecine de Lausanne, définit ces organes (qui ont aussi un rôle dans la perception de la douleur) comme les « centrales d’alerte de la peur ». Leur partie centrale, connue pour être la plus ancienne sur le plan de l’évolution humaine, permet l’activation de réactions physiologiques telles que, dans un premier temps, le ralentissement de la respiration et du rythme cardiaque, ainsi qu’un retentissement sur notre système gastro-intestinal, créant la tétanie face à l’objet de la peur. 

Dans un second temps, le cortex cérébral avec le concours de la deuxième partie de l’amygdale, intervient afin d’analyser le danger et d’adapter notre comportement face à ce dernier, en inhibant les premières réactions physiologiques. Elle envoie les messages chimiques nécessaires afin que notre corps mobilise les ressources pour réagir (augmentation du rythme cardiaque apportant l’afflux sanguin vers les muscles, augmentation de l’oxygénation etc.).

La peur crée un stress qui appelle à des mécanismes d’adaptation qui sont soit la fuite, la lutte ou la sidération face au danger identifié. Ces trois mécanismes diffèrent selon les individus : leur expérience, leur culture, leur rapport au monde.

Cependant nous ne pourrions pas survivre à un niveau de peur et de stress constants. Le corps étant toujours à la recherche d’un équilibre, les scientifiques se sont rendu compte que la cascade de ces processus provoque la libération d’une hormone extraordinaire dans l’organisme : l’ocytocine. 

Il s’agit d’un neuropeptide entrant notamment en jeu  lors des contractions utérines, de l’allaitement et de l’attachement maternel. Elle est vulgairement appelée l’hormone de l’amour et par extension celle du lien intime. C’est l’hormone que vous sécrétez lorsqu’un être cher vous prend dans ses bras, mais aussi lorsque vous entretenez des liens sociaux sécurisants et valorisants avec vos proches.

Ils ont pu observer chez le rat, qu’il agissait comme un « interrupteur de la peur » participant au retour à l’équilibre physiologique et psychologique du sujet.

Vous comprendrez aisément ce qui va suivre.

Du mécanisme de la peur à la charge de la contrainte

La peur, dans une dynamique sociale, est un phénomène extrêmement contagieux, voire viral… Envisagez donc de maintenir une population dans ce sentiment de peur et d’insécurité par la répétition, en faisant du lien social un ennemi, car vecteur potentiel de la maladie. Enrayez ce lien social par des confinements successifs. Par-dessus cela, créez un conflit clivant de l’ordre : vaccinés contre non vaccinés, voyageurs contre autochtones par exemple. Proposez une issueunique sur fond de coercition et de répression à ce conflit, par le martèlement de mot-clé via les médias. Vous avez la recette parfaite pour conduire une population à se résigner de guerre lasse, accepter et promouvoir le bien-fondé de la contrainte.

Physiologiquement vous maintenez le cerveau dans une tension de peur et de stress constante sans possibilité de mettre en place les mécanismes régulateurs protecteurs engendrés par la sécrétion de l’ocytocine, qui est elle-même conditionnée par la qualité de nos relations sociales.

A ce moment, la peur au lieu d’avoir un effet de protection car non régulée par l’ocytocine, pousse à des comportements incohérents, inhibant réflexion, recul et rationalisation de la peur. (Pensez aux phobies.) Dans notre cas de figure, isoler les individus les uns des autres enraye les processus régulateurs. 

De plus, l’augmentation la production endogène d’ocytocine se met en place en favorisant les contacts sociaux et en permettant aux individus de mieux maîtriser leur condition. Ce qui n’est absolument pas le cas dans le cadre de ce que l’on veut bien appeler crise sanitaire aujourd’hui.

Entre dissonance dans les discours officiels, division de la communauté scientifique sur l’impact de la maladie, martèlement quotidien d’une propagande vaccinale comme promesse d’un retour au lien social et familial perdu, il devient difficile de faire la part des choses. Cette confusion provoquée engendre de profondes incertitudes et ne favorise ni la rationalisation ni la confrontation les uns par rapport aux autres, des événements successifs. De ce fait, un sentiment de perte de contrôle total sur l’avenir apparait. 

C’est ce qui conduit les populations à accepter la contrainte par la résignation, les oppresseurs ne proposant qu’une seule et unique solution, vers laquelle tendre pour retrouver ce terrain favorable à la sécrétion de l’ocytocine (cf lien social). Le corps et l’esprit étant toujours à la recherche de l’équilibre il tentera inexorablement d’aller vers cette porte de sortie.

Présenté de la sorte notre sort semble funeste et voué à l’abdication populaire vers la solution vaccinale contrainte, toute forme de révolte ou de questionnement inhibée.

De la force de notre Population

Mais, NOUS avons une force, ancestrale. Malgré leur tentative de nous isoler les uns des autres, nous avons toujours vécu les uns avec les autres. Nous n’avons finalement jamais rompu le lien social, car il fait partie de notre ADN. Et en réalité nous n’avons jamais rompu avec l’ocytocine salvatrice. Nous avons juste oublié que nous ne sommes pas les uns contre les autres. Vaccinés ou non la question demeure celle du choix conscient de nos actes. Sont-ils dirigés par la peur ou par la raison ? Par les croyances en une pensée unique ou l’observation des différents champs du possible? Et quelle est la place de la tolérance ?

Il nous appartient aujourd’hui de ne plus jamais accepter que quiconque sème dans nos esprits les graines de la discorde en se délectant du spectacle du démantèlement de notre équilibre social. Il est de notre responsabilité d’identifier qu’un seul Homme opprimé en vaut cent qui se lèvent pour le défendre face à l’oppression. Il est d’ailleurs de notre devoir de ne pas céder face à la peur et de garder les idées claires, de faire la distinction entre ce qui est juste et l’iniquité sans tomber dans l’écueil des jugements de valeur, ni dans le gouffre de la résignation, ennemie de la résistance, ennemie de la résilience !

Simahla Mahhala, le 11/10/21

Libre-penseur

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